
Aucun représentant de l’opposition dans les bureaux de vote à Yopougon.
Aucun témoin, aucun contrôle, aucun regard sur la transparence du scrutin.
Et pourtant, ces “candidats” sont bien là, alignés sur la ligne de départ, le sourire complice, prêts à accompagner le pouvoir jusqu’à la victoire annoncée.
Comment ont-ils obtenu le parrainage ? Mystère d’État ou bénédiction du palais ?
Parce qu’à ce stade, on ne parle plus d’opposition, mais de décor électoral soigneusement entretenu.
Ce n’est pas une opposition, c’est une opposition façon-façon : sans assesseurs, sans structure, sans conviction.
Des acteurs en rupture avec leurs partis traditionnels, prêts à sacrifier la cohérence pour une visibilité de façade.
Ils disent préparer 2030… mais à quel prix ? Celui du sacrifice de tout un peuple, épuisé par la répétition du même scénario ?
Quand on joue dans un film truqué, on ne gagne jamais l’Oscar — on reste figurant dans le braquage électoral d’autrui.
Et pour conclure : combien ont-ils reçu de Ouattara pour cette campagne ?
Combien vaut leur “opposition” financée sur l’argent des contribuables ivoiriens ?
Parce qu’à ce niveau, ne rien dire devient déjà une forme de corruption.
Et l’histoire, elle, n’oublie jamais ceux qui se sont tus au moment où il fallait parler.
JACQUES ROGER
LECONSERVATEUR
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