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cinq ans de prison ferme requis contre un responsable malien pour offense au chef de l’État Ivoirien, un v

12/01/2026 11:27:00

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La Une,

cinq ans de prison ferme requis contre un responsable malien pour offense au chef de l’État Ivoirien, un verdict attendu le 30 janvier prochain

Le parquet ivoirien a requis cinq ans de prison ferme et une amende de 500 000 FCFA contre Mahamadou Hawa Gassama, membre du Conseil national de trans

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Le parquet ivoirien a requis cinq ans de prison ferme et une amende de 500 000 FCFA contre Mahamadou Hawa Gassama, membre du Conseil national de transition (CNT) du Mali, poursuivi pour offense au chef de l’État ivoirien et diffusion de propos outrageants sur les réseaux sociaux. Le verdict est attendu le 30 janvier.

Le procès de Mahamadou Hawa Gassama, responsable politique malien et membre du Conseil national de transition, s’est poursuivi ce 9 janvier au tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau, avec les réquisitions du ministère public. Le procureur de la République a demandé cinq ans de prison ferme assortis d’une amende de 500 000 francs CFA pour « offense au chef de l’État » ivoirien et « diffusion d’expressions outrageantes par internet ».

Interpellé par la police le 2 juillet 2025 lors d’un séjour privé en Côte d’Ivoire, l’accusé est placé sous mandat de dépôt au Pôle Pénitentiaire d’Abidjan. Il est poursuivi pour des propos tenus en 2022.

À la barre, c’est assisté d’un interprète que Mahamadou Hawa Gassama a reconnu les faits sans détours. « J’ai reconnu les vidéos, j’assume », a-t-il déclaré, avant de présenter ses excuses au président Alassane Ouattara et au peuple ivoirien.

Des excuses jugées « tardives » et « inacceptables » par le parquet, qui estime qu’un responsable politique de son rang aurait dû faire preuve de retenue, rappelant par ailleurs les campagnes de sensibilisation menées en Côte d’Ivoire sur l’usage responsable des réseaux sociaux.

La défense, conduite notamment par Me Ismaïla Konaté, a plaidé la clémence. L’avocat a dénoncé la lourdeur de la peine requise, soulignant que « la décision du juge sera scrutée à Bamako et fera du bruit ».

L’affaire a été mise en délibéré, avec un verdict attendu le 30 janvier prochain.

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