
C’est le séisme judiciaire de l'année. Ce mardi 24 mars 2026, devant le pôle pénal économique et financier d'Abidjan, le ministère public a requis une peine exemplaire contre l’influenceur Stéphane Agbré, alias Apoutchou National.
Des réquisitions de fer
Le procureur n'a pas tremblé : il réclame 7 ans de prison ferme et une amende individuelle de 240 millions de FCFA contre Apoutchou National et ses coaccusés, dont Lionnel PCS. À cela s'ajoutent des dommages et intérêts vertigineux demandés par l'État (2 milliards) et la LONACI (1 milliard).
Le bras de fer de la défense
Face à cette offensive, la riposte est frontale. Les avocats d’Apoutchou National et de ses coaccusés (dont Lionnel PCS) s’efforcent de contester la qualification de blanchiment de capitaux. Pour la défense, l’accusation manque de preuves tangibles : exhiber de l'argent dans une vidéo de "buzz" ne constitue pas, selon eux, un crime financier. Les avocats dénoncent une sévérité disproportionnée et plaident la relaxe, affirmant que le dossier repose sur des interprétations et non sur des faits matériels de blanchiment.
Un verdict sous haute tension
Le tribunal a renvoyé l'affaire pour les dernières plaidoiries. Entre la fermeté affichée par l'État et la stratégie de contestation de la défense, le verdict final marquera un tournant historique pour l'influence en Côte d'Ivoire.
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