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La dictature des chiffres face à la misère du concret : 32 milliards pour l'électricité, et toujours le no

02/04/2026 08:03:00

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Politique, Première page, La Une,

La dictature des chiffres face à la misère du concret : 32 milliards pour l'électricité, et toujours le noir

Le gouvernement ivoirien vient encore de frapper. Pas avec de la lumière, mais avec des chiffres. 32 milliards de FCFA. C’est le nouveau « plan d’urge

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Le gouvernement ivoirien vient encore de frapper. Pas avec de la lumière, mais avec des chiffres. 32 milliards de FCFA. C’est le nouveau « plan d’urgence » jeté à la figure d’un peuple qui étouffe sous la chaleur et l'obscurité. Pendant que les ministres jonglent avec les milliards dans des bureaux climatisés, le citoyen lambda, lui, jongle avec les bougies et les factures de congélateurs grillés.

 

L’art de gouverner par l’illusion comptable

En Côte d'Ivoire, on ne résout plus les problèmes, on les bombarde de milliards virtuels. Le scénario est bien rodé : une crise éclate, la colère monte sur les réseaux sociaux, et hop ! Le gouvernement sort le grand jeu financier. 32 milliards de FCFA pour « mettre fin aux coupures ». Un chiffre ronflant, conçu pour étourdir l’opinion publique et donner l’illusion d’une action d’envergure.

Mais la réalité est têtue. On ne branche pas un climatiseur sur un budget, et on n’éclaire pas une salle de classe avec un communiqué de presse. Cette dictature des chiffres est une insulte à l'intelligence des Ivoiriens. On nous annonce des sommets financiers alors que nous vivons un abîme de services publics.

 

32 milliards : Un aveu d'échec déguisé en exploit

Si le réseau électrique était géré avec la rigueur dont on nous vante tant les mérites, aurait-on besoin d’un « plan d’urgence » ? L'urgence, c’est le nom que l’on donne à l’incompétence de planification. Annoncer 32 milliards aujourd'hui, c’est admettre que les milliards d’hier ont été jetés dans un puits sans fond.

 

Le contraste est insupportable :

  • Dans les discours : Une Côte d'Ivoire « hub énergétique » de la sous-région.
  • Dans le concret : Des PME qui déposent le bilan, des artisans coiffeurs ou soudeurs qui passent des journées entières à regarder le ciel, et des ménages qui voient leurs maigres provisions pourrir faute de froid.

 

La population sacrifiée sur l'autel de la communication

Le gouvernement parle beaucoup, mais il ne dit rien aux mères de famille qui s'inquiètent pour le lait du bébé qui tourne, ni aux étudiants qui tentent de réviser sous le lampadaire du quartier (quand il marche). En vérité, ce pouvoir semble déconnecté de la misère du concret.

Pour le sommet de l'État, la réussite se mesure en lignes budgétaires validées. Pour le peuple, elle se mesure au clic de l'interrupteur. Tant que la lumière ne jaillira pas de manière constante, vos 32 milliards ne resteront que de l'encre sur du papier gaspillé.

 

L'impact économique : Le boucher, le coiffeur et l'artisan sacrifiés

Derrière ces 32 milliards de FCFA jetés en pâture aux médias, il y a une réalité sanglante que le gouvernement feint d'ignorer : l’agonie de l'économie de proximité. Pour un ministre, une coupure d'électricité est un incident de parcours ; pour un petit commerçant ivoirien, c'est un arrêt de mort financier.

Regardez nos quartiers. Le boucher voit ses carcasses de viande pourrir et doit les brader ou les jeter, perdant en une nuit le bénéfice d’un mois de labeur. La vendeuse de poissons du marché, qui survit grâce à son petit congélateur, regarde avec impuissance son capital fondre en même temps que la glace. Et que dire du coiffeur, du soudeur ou du gérant de cybercafé ? Pour eux, pas de courant signifie pas de travail, donc pas de pain le soir à la maison.

 

Pendant que l'État pavoise avec ses chiffres macroéconomiques, ces milliers d'Ivoiriens paient le prix fort. Ils paient des taxes, ils paient des factures CIE de plus en plus salées, mais en retour, ils reçoivent le mépris d'un silence assourdissant ou des promesses à coups de milliards qui n'arrivent jamais dans leurs compteurs.

 

Ce n'est pas seulement du courant qu'on leur coupe, c'est leur dignité et leur seul moyen de survie. Ce gouvernement ne semble pas comprendre une chose simple : 

Conclusion : On ne mange pas les promesses

Messieurs les dirigeants, rangez vos calculatrices et sortez sur le terrain. Les Ivoiriens sont fatigués d'être les spectateurs d'une croissance qui ne s'affiche que sur vos écrans de projection. Le pays est fatigué de payer le prix fort pour une incompétence devenue structurelle.

 

on ne bâtit pas une économie émergente sur des groupes électrogènes privés que seuls les riches peuvent s'offrir.


 

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