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GBAGBO : LE BÂTISSEUR LIGOTÉ FACE AUX ROIS DES COUPS D’ÉTAT

03/04/2026 11:21:00

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GBAGBO : LE BÂTISSEUR LIGOTÉ FACE AUX ROIS DES COUPS D’ÉTAT

Gbagbo : Le Bâtisseur ligoté face aux Rois de l’ombreEn Côte d’Ivoire, le récit national est balafré par une injustice structurelle que le temps peine

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Gbagbo : Le Bâtisseur ligoté face aux Rois de l’ombre

En Côte d’Ivoire, le récit national est balafré par une injustice structurelle que le temps peine à cicatriser. Pendant que Laurent Gbagbo s’échinait à poser les jalons d’une souveraineté réelle, une main invisible — interne et externe — lui liait les poignets. Le constat est glaçant : on l'a empêché de bâtir, non pas par manque de vision, mais parce que sa réussite aurait rendu caduques les marionnettes que l’on préparait déjà dans les coulisses du pouvoir.

 

Un mandat sous perfusion de crises

Gbagbo n’a jamais eu le luxe de gouverner. Dès l'aube de son accession au pouvoir, il a été accueilli par des tentatives de coups d’État, une rébellion armée et une partition du pays. Comment ériger des universités, des hôpitaux et des ponts quand on passe 80 % de son temps à négocier la paix avec des fusils pointés sur la tempe ? Ce n'était pas de l'incompétence, c'était un sabotage organisé.

 

L'apprentissage du règne dans le silence

Pendant que le "Woody" de Mama se battait contre les moulins à vent de la déstabilisation, d’autres, confortablement installés dans les couloirs feutrés de la diplomatie internationale ou dans les bases arrière de la rébellion, apprenaient déjà à régner. Ce n'était pas un apprentissage de la gestion publique, mais une répétition générale pour une prise de pouvoir programmée. Ils n'apprenaient pas à servir le peuple, ils apprenaient à gérer 

 

un héritage qu'ils n'avaient pas encore conquis.

Le choc de la réalité

Le contraste est aujourd'hui frappant. On vante aujourd'hui l'émergence et le bitume, mais à quel prix ? Celui d'une démocratie sacrifiée sur l'autel de la stabilité forcée. Gbagbo voulait des citoyens ; on a préféré des sujets. Il voulait une économie décolonisée ; on a consolidé les monopoles.

 

L’histoire ne ment jamais. Elle dira que Laurent Gbagbo a été le seul président ivoirien à devoir construire sous un déluge de feu, tandis que ses successeurs ont trouvé une table dressée par le sacrifice d’un homme qu’on a tenté, en vain, d’effacer de la mémoire collective.

 

Voici les piliers du projet de société de Laurent Gbagbo qui ont été systématiquement freinés ou détournés par une décennie de guerre et d'isolement diplomatique. 

1. L'Assurance Maladie Universelle (AMU) : Le rêve brisé

C’était le projet phare, la "colonne vertébrale" de son programme socialiste. Lancée officiellement en 2001, l'AMU devait permettre à chaque Ivoirien, du planteur de cacao au fonctionnaire, d'accéder aux soins pour une cotisation modeste. 

  • Le sabotage : Dès 2002, la guerre a coupé le pays en deux. Les fonds prévus pour la santé ont été redirigés vers l'effort de guerre et la survie de l'État.
  • La récupération : Ce que nous voyons aujourd'hui avec la CMU (Couverture Maladie Universelle) lancée en 2014 n'est qu'une version reformulée, souvent jugée moins ambitieuse ou plus coûteuse, d'un concept que Gbagbo avait déjà théorisé et tenté d'appliquer dès le début de son mandat. 

2. Le Transfert de la Capitale à Yamoussoukro

Gbagbo voulait désengorger Abidjan et rééquilibrer le développement vers l'intérieur du pays. Il a entamé la construction de l'Hôtel des Députés et les fondations du futur Palais Parlementaire. 

 

  • L'arrêt net : Le chantier est devenu un champ de ruines symbolique. Pendant que Gbagbo gérait les accords de paix successifs (Linas-Marcoussis, Ouagadougou), ses opposants le raillaient sur "l'inutilité" de ces investissements, avant que certains de ces chantiers ne soient repris bien plus tard.

3. La Décentralisation : "Rendre le pouvoir au peuple"

L'idée était de créer des conseils généraux pour que l'argent du développement soit géré localement par les populations et non plus seulement par le palais d'Abidjan.

 

  • Le blocage : La rébellion au Nord a rendu cette politique inapplicable sur 60% du territoire. En empêchant l'État d'administrer le pays, on a empêché les Ivoiriens de devenir maîtres de leur propre développement local. 

4. L'École Gratuite et les Cantines Scolaires

Gbagbo a instauré la gratuité totale des fournitures et des livres scolaires au début des années 2000. Il voyait l'éducation comme le seul levier pour briser les chaînes de la dépendance économique.

 

  • La réalité : Sous la pression des sanctions internationales et du gel des avoirs financiers (BCEAO), maintenir cette gratuité est devenu un acte d'héroïsme financier quotidien. 
  •  

En résumé : Laurent Gbagbo n'a pas seulement été combattu militairement ; il a été asphyxié par le temps et l'argent. On lui a volé dix ans de construction pour ensuite lui reprocher, lors de sa chute, de n'avoir laissé que des chantiers inachevés. 

 

 

L’étranglement financier de 2011 n’était pas une simple sanction, c’était une exécution économique planifiée pour faire tomber un homme que les armes n'avaient pas réussi à soumettre.

Voici comment l'économie a été transformée en arme de guerre contre Laurent Gbagbo :

1. Le Hold-up de la BCEAO (Banque Centrale)

Le coup le plus dévastateur a été la rupture de la signature de l'État ivoirien auprès de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest.

  • L'acte : En janvier 2011, la reconnaissance de la signature de Gbagbo est révoquée au profit de son rival.
  • L'effet : L'État se retrouve coupé de ses propres comptes. Plus d'accès aux liquidités pour payer les fonctionnaires, les militaires et les fournisseurs. C’était une tentative claire de provoquer une insurrection sociale par la faim.

2. Le Blocus des Banques Commerciales

Face à la résistance de Gbagbo qui tentait de nationaliser les filiales de banques étrangères (SGBCI, BNP Paribas) pour payer les salaires, ces dernières ont simplement fermé leurs portes.

  • Le chaos : Des millions d'Ivoiriens se sont retrouvés devant des rideaux de fer, incapables de retirer leur propre argent. Le message était simple : "Tant que Gbagbo est là, vous n'aurez pas un centime."

3. L'Embargo sur le Cacao : Le chantage à la pauvreté

Le cacao représente 40% des recettes d'exportation de la Côte d'Ivoire. Un embargo a été décrété sur les exportations pour assécher les caisses du régime.

  • Le paradoxe : On a puni les paysans ivoiriens — la base électorale de Gbagbo — pour les forcer à se retourner contre lui. C’était une stratégie de la terre brûlée économique.

4. Le Blocus Médicamenteux

C’est sans doute l'aspect le plus sombre. Le port d’Abidjan a été mis sous embargo, empêchant l'entrée de produits de première nécessité, y compris les médicaments vitaux.

  • Le crime : Des hôpitaux se sont retrouvés sans anesthésiants, sans insuline, sans dialyse. On a pris la santé du peuple en otage pour gagner une bataille politique.

 

 

L'asphyxie de Laurent Gbagbo n'était pas seulement une affaire ivoiro-ivoirienne. Ce fut un véritable cas d'école d'ingérence internationale où les institutions mondiales ont été détournées de leur mission de paix pour servir d'outils de renversement de régime.

Voici les trois piliers de cette coalition qui a scellé le sort du "bâtisseur entravé" :

1. La France de Sarkozy : Le bras armé et diplomatique

Paris a joué le rôle de chef d'orchestre. L'objectif était clair : en finir avec un dirigeant jugé trop imprévisible et trop attaché à une souveraineté qui menaçait les intérêts de la "Françafrique".

  • Le verrouillage diplomatique : La France a utilisé son siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU pour rédiger des résolutions (notamment la 1975) transformant une mission de maintien de la paix en une force d'attaque.
  • L'intervention directe : Ce ne sont pas les rebelles qui ont fait sauter les verrous d'Abidjan, mais les hélicoptères Gazelle et les blindés de la force Licorne. En détruisant la Garde Républicaine et en bombardant la résidence présidentielle, la France a achevé le travail d'asphyxie par le fer.

2. L'ONU : De la neutralité à la belligérance

Sous l'influence de Paris et Washington, l'ONUCI (Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire) est sortie de son rôle de médiateur pour devenir un acteur du conflit.

  • La certification partiale : Y.J. Choi (représentant de l'ONU) a certifié les résultats des élections en quelques heures, sans attendre l'examen des recours par le Conseil Constitutionnel ivoirien, une première mondiale qui a court-circuité la souveraineté juridique du pays.
  • Le soutien logistique : Des rapports ont montré que les forces onusiennes ont facilité les mouvements des forces rebelles venant du Nord, tout en imposant un blocus étanche autour des zones loyalistes.

3. Les Institutions Financières : Le "Goulag" bancaire

La Banque Mondiale et le FMI ont immédiatement suspendu leurs programmes, mais c’est l'utilisation du Franc CFA comme arme de guerre qui a été la plus violente.

  • En fermant les robinets de la liquidité via la BCEAO, ces institutions ont prouvé que la monnaie n'était pas un outil de développement pour l'Afrique, mais un moyen de contrôle politique actionné depuis l'extérieur.

Le Bilan d'une Injustice

On a empêché Gbagbo de bâtir car son projet de société — basé sur la souveraineté, la transformation locale des matières premières et une armée nationale forte — était une menace pour l'ordre établi. On a préféré installer un pouvoir "compatible" avec les marchés mondiaux, quitte à détruire les fondations démocratiques de la Côte d'Ivoire.

L’histoire a finalement parlé : L'acquittement total de Laurent Gbagbo par la CPI en 2019 a prouvé que le récit construit pour le diaboliser et justifier cet acharnement international ne reposait sur aucune preuve solide.

 

Conclusion :
Ce que les détracteurs appellent "mauvaise gestion" était en réalité un siège médiéval moderne. Gbagbo n'a pas géré une économie, il a géré une survie collective contre une coalition internationale qui avait décidé que son pays devait s'effondrer pour qu'il parte

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