
À l’approche de son tout premier congrès ordinaire, les 16 et 17 mai prochains à Abidjan, le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a décidé de siffler la fin de la récréation. Face aux velléités de division, la direction du parti fondé par Laurent Gbagbo a engagé une vaste offensive disciplinaire pour restaurer l'ordre et l'unité.
Le cas Ahoua Don Mello : la fin des ambitions dissidentes ?
Le premier acte fort de cette reprise en main s'est joué le 8 avril dernier. Ahoua Don Mello, figure historique et ancien vice-président exécutif, a été entendu durant plusieurs heures par le conseil de discipline du parti.
Le grief est de taille : une plainte déposée par le président exécutif, Sébastien Dano Djédjé, l'accuse d'indiscipline pour avoir manifesté des ambitions présidentielles pour 2025. Cette démarche est jugée "dissidente" par le sommet du PPA-CI, qui a déjà officiellement désigné Laurent Gbagbo comme son candidat unique. En ciblant Don Mello, le parti envoie un message clair : aucun défi à l’autorité du "chef" ne sera toléré.
Stéphane Kipré et les frondeurs des législatives
Le nettoyage ne s'arrête pas là. Un second front disciplinaire s'ouvrira le 14 avril pour traiter le cas des militants ayant bravé le boycott des législatives de décembre 2025.
L'attention se cristallise sur Stéphane Kipré. Bien qu'il soit le seul élu de cette vague de "candidats indépendants" (victoire à Gboguhé-Zaïbo), son succès électoral ne lui offre aucun totem d'immunité. À l'instar d'une dizaine d'autres cadres, il devra justifier sa désobéissance devant les instances du parti.
Objectif : Une cohésion de fer pour 2025
Pour le PPA-CI, l'enjeu de ces auditions — qui pourraient déboucher sur des exclusions définitives — dépasse le simple cadre administratif. À quelques semaines du congrès, Laurent Gbagbo veut s'assurer d'avoir un appareil politique parfaitement aligné derrière lui.
En neutralisant les contestations internes et en sanctionnant les initiatives personnelles, la direction du PPA-CI espère arriver au congrès d'Abidjan en position de force, affichant une image de cohésion retrouvée pour peser dans le paysage politique ivoirien.
À l’approche de son tout premier congrès ordinaire, les 16 et 17 mai prochains à Abidjan, le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a décidé de siffler la fin de la récréation. Face aux velléités de division, la direction du parti fondé par Laurent Gbagbo a engagé une vaste offensive disciplinaire pour restaurer l'ordre et l'unité.
Le cas Ahoua Don Mello : la fin des ambitions dissidentes ?
Le premier acte fort de cette reprise en main s'est joué le 8 avril dernier. Ahoua Don Mello, figure historique et ancien vice-président exécutif, a été entendu durant plusieurs heures par le conseil de discipline du parti.
Le grief est de taille : une plainte déposée par le président exécutif, Sébastien Dano Djédjé, l'accuse d'indiscipline pour avoir manifesté des ambitions présidentielles pour 2025. Cette démarche est jugée "dissidente" par le sommet du PPA-CI, qui a déjà officiellement désigné Laurent Gbagbo comme son candidat unique. En ciblant Don Mello, le parti envoie un message clair : aucun défi à l’autorité du "chef" ne sera toléré.
Stéphane Kipré et les frondeurs des législatives
Le nettoyage ne s'arrête pas là. Un second front disciplinaire s'ouvrira le 14 avril pour traiter le cas des militants ayant bravé le boycott des législatives de décembre 2025.
L'attention se cristallise sur Stéphane Kipré. Bien qu'il soit le seul élu de cette vague de "candidats indépendants" (victoire à Gboguhé-Zaïbo), son succès électoral ne lui offre aucun totem d'immunité. À l'instar d'une dizaine d'autres cadres, il devra justifier sa désobéissance devant les instances du parti.
Objectif : Une cohésion de fer pour 2025
Pour le PPA-CI, l'enjeu de ces auditions — qui pourraient déboucher sur des exclusions définitives — dépasse le simple cadre administratif. À quelques semaines du congrès, Laurent Gbagbo veut s'assurer d'avoir un appareil politique parfaitement aligné derrière lui.
En neutralisant les contestations internes et en sanctionnant les initiatives personnelles, la direction du PPA-CI espère arriver au congrès d'Abidjan en position de force, affichant une image de cohésion retrouvée pour peser dans le paysage politique ivoirien.
L'audition de Stéphane Kipré et d'une dizaine d'autres cadres devant le conseil de discipline, prévue pour le 14 avril 2026, marque un tournant pour le PPA-CI à un mois de son congrès.
Voici les points clés à surveiller concernant cette procédure et ses implications :
Le dossier des « frondeurs » législatifs
Stéphane Kipré est le visage principal de ce second front disciplinaire. Il lui est reproché d'avoir :
J
- Bravé le boycott : Il s'est présenté en tant qu'indépendant aux élections législatives de décembre 2025, malgré la consigne officielle de boycott du parti.
- Remporté son siège : Élu député de la circonscription de Gboguhé-Zaïbo, sa victoire crée un paradoxe politique : il est un élu "sans parti" de fait, car il avait déjà été révoqué de ses fonctions exécutives dès novembre 2025 pour cette insubordination.
Risques et sanctions possibles
L'audition du 14 avril vise à statuer définitivement sur son statut de membre. Les scénarios évoqués vont de :
- L'avertissement ou le blâme : Si le parti privilégie la realpolitik (conserver un élu influent).
- La suspension prolongée : Pour marquer le coup sans rupture définitive.
- L'exclusion définitive : Ce serait le signal le plus fort d'une volonté de "purger" les rangs avant le congrès de mai.
Impact sur la stratégie électorale
Cette "vague de discipline" n'est pas qu'administrative, elle est éminemment politique :
- Réaffirmation du leadership de Laurent Gbagbo : En sanctionnant Kipré et Don Mello (entendu le 8 avril), la direction montre que personne n'est au-dessus des décisions du président.
- Préparation du Congrès (15-16 mai 2026) : Le PPA-CI veut se présenter comme un bloc monolithique prêt pour la présidentielle d'octobre. Toute voix discordante est perçue comme une faille exploitable par le pouvoir en place

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