
Le premier congrès ordinaire du Parti des Peuples Africains – Côte d'Ivoire (PPA-CI) s'est achevé sur un véritable séisme politique. Si l'ancien président Laurent Gbagbo prend officiellement les rênes de l'organisation par acclamation, le parti a parallèlement prononcé l'exclusion définitive de trois cadres de premier plan, dont la figure historique Ahoua Don Mello.
Laurent Gbagbo porté en triomphe par les congressistes
Il n’y a pas eu de surprise quant à la direction de la formation politique. Réunis en congrès ordinaire, les militants et délégués du PPA-CI ont choisi la voie de l'unanimité. L'ancien chef de l'État, Laurent Gbagbo, a été élu président du parti par acclamation sous les ovations de la salle.
Ce choix marque une volonté claire de resserrer les rangs derrière le leader historique. Cette désignation intervient alors que le parti fait face à des défis stratégiques majeurs sur l’échiquier politique ivoirien.
Sanction suprême : Ahoua Don Mello et deux autres cadres exclus
L'autre fait marquant, beaucoup plus lourd de conséquences internes, concerne le volet disciplinaire du congrès. Suite à un vote massif des congressistes, le couperet est tombé pour trois personnalités majeures de la "Gbagbosphère" :
- Ahoua Don Mello (ancien ministre et conseiller stratégique)
- Ahilé Fernand
- Kanga Antoine
Tous trois ont été officiellement radiés des effectifs du PPA-CI. Cette décision fait suite aux fortes tensions internes nées ces derniers mois, notamment après les débats autour des choix de candidatures alternatives et de la ligne de conduite imposée par la direction du parti.
Un signal de fermeté absolue
En écartant définitivement un cadre de la trempe d'Ahoua Don Mello, le congrès du PPA-CI envoie un message d'une fermeté absolue à l'ensemble de ses structures. Le message est limpide : aucune dissidence ni voix discordante ne sera tolérée. La cohésion et l'alignement derrière la figure unique de Laurent Gbagbo deviennent la règle absolue pour la survie et l'avenir de l'organisation.
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