
En marge des rencontres stratégiques à Paris, le ministre d'État, ministre de la Défense ivoirien, Téné Birahima Ouattara, a tendu la main aux pays du Sahel. Abidjan se dit prêt à relancer la coopération militaire avec Bamako et Ouagadougou pour faire face à la menace terroriste commune.
Le constat de Paris : Face au terrorisme, l’isolement est une impasse
Présent dans la capitale française pour des sessions de travail de haut niveau sur la sécurité régionale, Téné Birahima Ouattara a profité de cette tribune pour poser un diagnostic clair sur la situation au Sahel. Pour le patron de la Défense ivoirienne, aucun État ne peut remporter seul la guerre contre les groupes armés non étatiques.
Ce message marque un tournant diplomatique majeur :
- Une main tendue au Sahel : Abidjan s’affiche disposé à tourner la page des récentes tensions frontalières et diplomatiques pour privilégier le pragmatisme sécuritaire.
- La nécessité d'un bloc uni : La porosité des frontières impose une mutualisation des renseignements et des opérations conjointes entre la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.
Modernisation de l'armée : La Côte d'Ivoire muscle son dispositif
Tout en appelant à la reprise des canaux de discussion avec ses voisins sahéliens, la Côte d'Ivoire ne relâche pas ses efforts internes. Sous l'impulsion du président Alassane Ouattara, le ministère de la Défense accélère la transformation des forces armées nationales (FACI).
Pour verrouiller ses frontières nord, le pays sous la direction de Téné Birahima Ouattara mise désormais sur :
- Les technologies de pointe : Intégration accrue de systèmes de surveillance technologiques et de drones de dernière génération.
- Le renouvellement des équipements : Une feuille de route axée sur l'acquisition de matériels modernes adaptés à la guerre asymétrique.
- Des partenariats industriels solides : Le renforcement de la coopération opérationnelle internationale pour professionnaliser les troupes sur le terrain.
Vers une décrispation sous-régionale ?
Les déclarations du ministre ivoirien Téné Birahima Ouattara résonnent comme un appel au réalisme politique. Reste à savoir comment Bamako et Ouagadougou recevront cette offre de partenariat, alors que la stabilité de l'Afrique de l'Ouest dépend directement de la capacité de ces États à collaborer au-delà de leurs divergences politiques.
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