
Le réveil est brutal pour des centaines de ménages. Ce lundi 13 juillet, les bulldozers de la municipalité ont entamé la destruction des habitations construites dans les zones à risques d'Attécoubé, plongeant les résidents dans le désarroi.
Les cris de détresse se mêlent au vrombissement des machines. À Attécoubé, l'opération de déguerpissement annoncée par les autorités locales est entrée dans sa phase active ce matin. Des familles entières assistent, impuissantes, à la démolition de leurs maisons, emportant à la hâte quelques effets personnels sauvés des décombres.
Le choc et la désolation sur le terrain
Dans le quartier Nematoulaye, l'émotion est vive. Pour de nombreux habitants installés ici depuis des années, voir leur toit s'effondrer en quelques minutes est un véritable traumatisme. Face à l'imminence des éboulements de terrain et des inondations mortelles en cette saison des pluies, la municipalité évoque une mesure de sécurité indispensable pour sauver des vies. Cependant, sur place, les déguerpis déplorent un manque de solutions de relogement immédiates.
Entre urgence sécuritaire et crise humanitaire
Si l'objectif de la mairie est d'atteindre le « zéro risque » face aux intempéries, la situation crée une urgence sociale complexe. Des femmes, des enfants et des personnes âgées se retrouvent sans abri en pleine période de fortes précipitations. Les autorités rappellent que des mises en demeure avaient été délivrées pour évacuer ces flancs de collines et ces bas-fonds dangereux, mais pour ces populations démunies, trouver un nouveau logement à Abidjan relève du parcours du combattant.
L'opération se poursuit sous haute surveillance sécuritaire, marquant un tournant décisif mais douloureux dans la gestion du développement urbain de la commune.
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