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À l’occasion de la 51e Tribune du PPA-CI, l’avocate et figure de proue de l’opposition a dressé un réquisitoire implacable contre le régime en place. Entre fragilisation des classes populaires et recul des droits, elle appelle à remettre d'urgence le citoyen au cœur de l'action publique.
Le ton est donné. En s'emparant de la parole lors de la 51e Tribune du Parti des Peuples Africains – Côte d'Ivoire (PPA-CI), Me Habiba Touré n'a pas fait dans la demi-mesure. Face à la presse et aux militants, la collaboratrice de Laurent Gbagbo a porté un regard sans concession sur la gouvernance actuelle du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RDR/RHDP), qu'elle accuse de tourner le dos aux réalités quotidiennes des Ivoiriens.
Une économie de façade, des populations sacrifiées
Pour Me Habiba Touré, le constat est sans appel : les indicateurs macroéconomiques souvent mis en avant par le pouvoir cachent une fracture sociale de plus en plus profonde. Selon l'avocate, le système politique et économique mis en place par le RHDP produit des « dérives » qui précarisent et étouffent en premier lieu les franges les plus vulnérables de la société.
Vie chère, déguerpissements non compensés, difficultés d'accès aux services publics de base... L'opposition pointe du doigt un modèle de développement à double vitesse. « Aucune ambition de développement ne saurait justifier l’abandon des plus faibles », a-t-elle martelé, rappelant que l’émergence économique ne peut se construire sur l'exclusion sociale.
Mettre la justice sociale au cœur du débat public
Placée sous le signe de la défense des droits fondamentaux, cette tribune a été l'occasion pour la conférencière de rappeler les valeurs cardinales qui doivent régir la République : la dignité humaine, la justice sociale et l'équité.
En une phrase choc, désormais gravée à la une de l'actualité politique, elle a résumé sa vision de l'État : « La grandeur d’un pays se mesure à la protection du plus faible ». Une sentence qui résonne comme un appel direct à un changement radical de logiciel politique à l'approche des grandes échéances nationales.
Pour le PPA-CI, il ne s'agit plus seulement de critiquer, mais de proposer une alternative : « Remettre la République au service des Ivoiriens ». Un défi immense alors que le climat politique reste tendu, marqué le même jour par l'annonce douloureuse du décès en détention d'un autre militant du parti, Banhan Goulia Claude. La bataille pour les droits de l'homme et l'état de droit en Côte d'Ivoire s'annonce plus que jamais décisive.
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