
Le Parti des Peuples Africains – Côte d'Ivoire (PPA-CI) monte au créneau. À l’occasion d’une tribune politique, le ministre Justin Koné Katinan, 4e Vice-président du parti chargé de la Politique générale, a formulé une critique acerbe à l'encontre de la gestion environnementale du gouvernement ivoirien.
Cette métaphore choc dénonce le fléau de l’orpaillage clandestin qui détruit les ressources hydrauliques de la Côte d'Ivoire, privant les populations locales d'un accès sécurisé à l’eau potable.
Une attaque frontale contre la politique écologique du pouvoir
Face aux médias, le haut responsable du parti fondé par l’ex-président Laurent Gbagbo, le Parti des Peuples Africains – Côte d'Ivoire (PPA-CI), a dépeint un tableau catastrophique de l'état des cours d'eau du pays. En qualifiant l’eau des fleuves de « lait mortel », Justin Koné Katinan pointe du doigt la couleur blanchâtre, boueuse et hautement polluée des cours d'eau contaminés par les produits chimiques nocifs, tels que le mercure ou le cyanure, utilisés massivement par les chercheurs d'or illégaux.
Pour l'opposition, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) au pouvoir fait preuve d’une passivité coupable et d’un manque d’autorité face à un problème sanitaire qui fragilise de nombreuses localités de l'intérieur du pays.
L’orpaillage clandestin : un désastre sanitaire et social
La déclaration de l’ancien ministre du Budget s’inscrit au cœur d’une préoccupation nationale grandissante.
En Côte d'Ivoire, la dégradation de la qualité des fleuves majeurs tels que le Bandama, le N'Zi ou la Comoé a de lourdes répercussions quotidiennes :
- Perturbation de la distribution d'eau : Plusieurs stations de traitement d'eau potable se retrouvent régulièrement à l'arrêt en raison d'un taux de turbidité trop élevé, entraînant d’importantes pénuries pour les riverains.
- Destruction de la faune aquatique : Les substances toxiques déversées déciment les ressources halieutiques, détruisant l'économie locale basée sur la pêche artisanale.
- Risques sanitaires majeurs : L'infiltration des produits chimiques dans les nappes phréatiques expose les communautés agricoles à de graves intoxications à long terme.
Le PPA-CI se positionne sur le terrain des réalités quotidiennes
En axant sa communication sur la protection de l'environnement, la santé publique et le quotidien des Ivoiriens, le PPA-CI cherche à marquer des points face à la majorité présidentielle. Pour Justin Koné Katinan, l'état des eaux ivoiriennes illustre un échec de la politique de gouvernance et de surveillance du territoire par l'État.
Alors que les débats politiques s'intensifient dans le pays, l'opposition entend bien imposer la question écologique et la gestion des ressources naturelles parmi les priorités de l'agenda politique national.
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