
Le Parti communiste français (PCF) demande officiellement à la France et à l'Union européenne de rompre le silence suite à la détention de Justin Koné Katinan. La formation politique française a publié une déclaration ferme pour dénoncer ce qu'elle qualifie de dérive autoritaire et de persécution judiciaire de l'opposition en Côte d'Ivoire. Le texte original complet est accessible directement sur le Communiqué officiel du PCF.
L'ancien ministre et haut responsable du PPA-CI (le parti de Laurent Gbagbo) a été arrêté après avoir publiquement critiqué la gestion gouvernementale de l'orpaillage clandestin. Initialement poursuivi pour diffamation, son dossier a été requalifié par la section antiterroriste d'Abidjan pour des accusations liées à l'élection présidentielle, une manœuvre que le parti dénonce comme purement politique.
La criminalisation de l'opposition dénoncée
Le PCF s'insurge contre l'instrumentalisation des tribunaux ivoiriens, affirmant que la critique démocratique ne doit en aucun cas être assimilée à du terrorisme ou à de l'insurrection. Le parti exige :
- La libération immédiate : L'élargissement de Justin Koné Katinan et de l'ensemble des prisonniers d'opinion.
- Une justice indépendante : L'application stricte de la présomption d'innocence et le respect absolu des droits de la défense.
- La fin de la logique de revanche : L'arrêt des poursuites abusives destinées à étouffer la contradiction politique.
L'appel pressant à Paris et Bruxelles
Le communiqué interpelle sans détour le gouvernement français et les instances de l'Union européenne face à leur passivité. Les communistes réaffirment que le peuple ivoirien a le droit fondamental d’accéder à une vie politique totalement apaisée, où aucune voix n'est réduite au silence par l'emprisonnement.
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