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ABOBO-N’DOTRÉ : ELLE TUE SON MARI ET TENTE DE BROUILLER LES PISTES

04/09/2026 07:26:00

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Fait-divers,

ABOBO-N’DOTRÉ : ELLE TUE SON MARI ET TENTE DE BROUILLER LES PISTES

Le commissariat du 41e arrondissement d’Abobo-N’Dotré a élucidé un terrible drame conjugal survenu au quartier Kobakro. Une femme de 38 ans a poignard

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Le commissariat du 41e arrondissement d’Abobo-N’Dotré a élucidé un terrible drame conjugal survenu au quartier Kobakro. Une femme de 38 ans a poignardé à mort son époux de 57 ans avant de tenter, pendant près de douze heures, d'échapper à la justice en imaginant des scénarios de dissimulation.

 

Un homme retrouvé mort dans sa chambre, un couteau de cuisine, une employée de maison comme témoin clé et deux scénarios échafaudés pour masquer un crime. Police Secours reconstitue, étape par étape, cette affaire hors norme.

 

21 heures : Une alerte sanglante au 41e arrondissement

Il est environ 21 heures, ce mardi 1er septembre 2026, lorsque le Commissariat du 41e arrondissement d’Abobo-N’Dotré reçoit une alerte pour une scène de ménage dans une villa basse de quatre pièces du quartier Kobakro.

À l'arrivée de l'officier de permanence, le silence est pourtant total. La dispute est terminée depuis longtemps :

  • Dans la chambre principale, D. A., un agent immobilier de 57 ans, gît sans vie.
  • Son épouse, K. A., 38 ans, est toujours sur les lieux.
  • La jeune employée de maison, F. D., est également présente. Son témoignage va tout faire basculer.
  •  

09 heures : Les coulisses du drame

Pour comprendre l'affaire, il faut remonter douze heures plus tôt, le matin même :

  • Les cris : Vers 9 heures, l'employée de maison est sous la douche lorsqu'elle entend une violente dispute éclater dans la chambre patronale.
  • La vision d'horreur : En sortant, elle aperçoit sa patronne, K. A., sortir de la pièce un couteau ensanglanté à la main.
  • L'agonie : À l'intérieur, D. A. est grièvement touché au ventre et aux bras. Il succombe rapidement à ses blessures.

Pendant que le quartier de Kobakro poursuit sa journée, le huis clos criminel commence.

 

Douze heures de silence et de fausses pistes

Après le meurtre, l'épouse interdit à sa servante d'alerter le voisinage. Elle utilise ce temps pour tenter de réécrire l'histoire à travers deux plans successifs :

1. Le scénario du suicide

K. A. demande à son employée de mentir et de soutenir que son mari s'est volontairement donné la mort. La jeune fille refuse catégoriquement. Le plan s'effondre.

2. Le scénario de l'agression extérieure

L'épouse sollicite un jeune homme du quartier pour déplacer le cadavre hors de la maison et simuler un assaut de rue. Ce complice potentiel refuse à son tour. Le corps ne bougera pas de la chambre.

 

L'enquête technique et les aveux

Face au refus des témoins de sombrer dans la complicité, l'alerte finit par être donnée à 21 heures. Très vite, le dispositif policier est renforcé par la Police criminelle, la Police scientifique et un médecin légiste.

 

Acculée par le témoignage précis de son employée de maison, K. A. craque et passe aux aveux. Elle explique que la dispute a éclaté autour de la gestion des affaires du couple. Emportée par la colère, elle s'est saisie de l'arme blanche.

Les preuves matérielles relevées sur place confirment immédiatement ses déclarations :

  • Le couteau de cuisine (arme présumée du crime) est retrouvé dans la maison.
  • Les vêtements de la suspecte, tachés de sang, sont saisis par les enquêteurs.
  •  

Justice en marche

K. A. a été interpellée et placée en garde à vue par les hommes du 41e arrondissement avant d'être transférée à la Police criminelle pour la suite des investigations. Le corps de la victime a été pris en charge par les services pompes funèbres.

L'enquête devra désormais déterminer avec exactitude si des zones d'ombre subsistent dans le déroulement de ces douze heures de secret à Kobakro.

 

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