
ABIDJAN — Le climat politique ivoirien continue de se crisper en cette mi-septembre 2026. Dans la foulée des récentes procédures judiciaires ciblant des figures de l'opposition, de nouvelles alertes font état de l'interpellation brutale de Fahé Hilaire, militant actif du Parti des peuples africains – Côte d'Ivoire (PPA-CI).
Un enlèvement à domicile selon ses proches
Les circonstances de cette interpellation, rapportées très tôt ce matin par les canaux d'information du parti, s'apparentent selon sa famille à un véritable enlèvement. Des individus non identifiés et encagoulés se seraient introduits de force dans sa résidence avant de l'embarquer vers une destination inconnue.
Au moment où nous écrivons ces lignes, son épouse affirme n'avoir aucune idée du lieu où il a été conduit, plongeant ses proches et ses camarades politiques dans une profonde inquiétude.
Le spectre de la « criminalisation de la parole politique »
Cette méthode d'interpellation, dénoncée de manière récurrente par les formations d'opposition en Côte d'Ivoire, intervient alors que le parti de l'ancien président Laurent Gbagbo fait face à une vague de pressions judiciaires intenses. Quelques jours plus tôt, c'est le vice-président du parti, Justin Koné Katinan, qui était placé sous mandat de dépôt pour de lourds chefs d'inculpation après une conférence de presse.
Les sympathisants de la cause citoyenne et les cadres du PPA-CI exigent désormais des autorités qu'elles fassent toute la lumière sur la situation de Fahé Hilaire. Ils réclament la transparence immédiate sur son lieu de détention ainsi que le strict respect de ses droits fondamentaux, à commencer par le droit d'accès à ses avocats.
Affaire à suivre alors que le parquet ou la direction du PPA-CI devraient publier des déclarations officielles dans les prochaines heures.
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