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Face aux graves accusations de N’Da Hivé Kouamé, le "clan" ou la direction du groupe SNEDAI (traditionnellement liée à la famille d'Adama Bictogo) dispose de plusieurs leviers pour répondre. Voici une analyse des réactions probables et des stratégies de défense qu'ils pourraient adopter :
1. La stratégie du "Déni de Fonction"
Pour contrer l'argument de Kouamé selon lequel il n'était qu'un simple exécutant (Directeur comptable), le groupe pourrait :
Produire des délégations de signature : Tenter de prouver qu'il disposait d'une autonomie réelle et de pouvoirs étendus lui permettant d'agir sans validation supérieure systématique.
Délégitimer son titre : Maintenir qu'il agissait bien en tant que DAF (Directeur Administratif et Financier) de fait, avec toutes les responsabilités pénales que cela implique.
2. L'accusation de "Chantage à l'Exil"
Le groupe pourrait tenter de décrédibiliser la parole de l'ancien cadre en la présentant comme une tentative de manipulation :
Le narratif de la fuite : Réaffirmer que son départ n'était pas une mission autorisée mais une fuite préméditée pour échapper à un audit interne qui l'aurait confondu.
La "stratégie de la victime" : Présenter ses déclarations dans Financial Afrik comme une tentative de "chantage médiatique" pour obtenir une immunité ou négocier un retour sans poursuites.
3. Le renforcement du verrouillage interne
Face à l'évocation d'une "fuite interne" par Kouamé, le groupe risque de durcir sa gestion :
Audit de sécurité et de loyauté : Enquêter en interne pour identifier ceux qui auraient pu donner des informations à Kouamé (le fameux "cercle très proche" qu'il mentionne).
Contrôle de la communication : Limiter les prises de parole officielles pour éviter de donner du poids aux accusations de Kouamé, tout en laissant la justice suivre son cours sur la base de la condamnation déjà obtenue.
4. La bataille des preuves documentaires
C'est le point le plus critique. Si Kouamé affirme que la vérité est dans la "chaîne de validation", le groupe doit s'assurer que ses archives sont inattaquables :
Démontrer la régularité des flux : Prouver que les mouvements de fonds incriminés ont été effectués à l'insu de la direction générale ou par le biais de documents falsifiés par le comptable.
Isoler la responsabilité : Maintenir que si faute il y a eu, elle est le fait d'un individu isolé ayant abusé de la confiance d'une "gouvernance familiale" trop protectrice.
5. L'enjeu politique (Le facteur Bictogo)
Étant donné le poids politique d'Adama Bictogo, le groupe pourrait choisir une défense silencieuse sur le plan médiatique mais très active sur le plan judiciaire, afin d'éviter que cette affaire de "comptabilité" ne se transforme en scandale politique majeur sur la gouvernance des marchés publics.
En résumé : La réaction du clan devrait être de maintenir Kouamé dans son rôle de "coupable solitaire" tout en tentant de prouver que le système de validation n'a pas été contourné par la hiérarchie, mais par lui-même.
Affaires à Suivre
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